dimanche 19 juillet 2026

Echecs et mat

Depuis quelques mois, nous avons instauré une nouvelle routine. Les jours de congé comme les vacances ou durant les week-ends, nous jouons à un jeu de société à 15h00. Avoir ce moment fixe consacré au jeu dans nos plannings journaliers présente de nombreux avantages :

1) 15h00 permet à Nicolas de se reposer après le repas de midi. 
En effet, même à la maison, il se suradapte énormément et a besoin de ses moments calmes dans sa chambre, loin de tout stimuli, au calme et dans le noir.

2) Il apprend à se réjouir. Il se réjouit en préparant le plateau de jeu un quart d'heure avant, mais il se réjouit surtout quand il gagne. 

3) Il apprend aussi à perdre
Personnellement, je suis convaincu que le monde irait mieux aujourd'hui si quelques dirigeants avaient appris de perdre de temps en temps quand ils étaient jeunes... Avec cette conviction profonde, je ne laisse pas forcément Nicolas gagner.

4) Nicolas apprend à se concentrer sur des plus longs moments. 
Si, un an en arrière, il arrivait à tenir trente minutes avant de perdre ses moyens à cause de la fatigue due à la concentration, il tient aujourd'hui sans aucun problème une heure et demie avant d'être hors service. Bravo !

5) Nous jouons ensemble.

6) Nous jouons un vrai jeu
Oui, un vrai jeu, parce que le matin, en se levant, il joue tout seul, des longs moments, avec deux de ses Playmobils (il y a un "s" au pluriel ?). Tous les matins, la Playmobile (il y a un "e" au féminin ?) Christelle, responsable de la patinoire, tient la grappe au Playmobil Obélix (oui, Obélix le Gaulois, ça existe en figurines de cette marque). Ils parlent pendant de longs moments, des dialogues pas très profonds mais qui résument assez bien le vécu des dernières journées de notre fils. 


Si vous suivez ce blog, vous vous rappelez peut-être que Nicolas est fan du Monopoly. D'abord en version Peppa Pig puis en "vrai" Monopoly, il est aujourd'hui l'heureux propriétaire de 5 Monopoly, et j'estime qu'il a joué entre 200 et 300 parties de ce grand classique. 

Avec un nombre croissant de parties jouées, l'intérêt du Monopoly a baissé. C'est drôle de posséder Zurich Paradeplatz et Lausanne Saint-François... mais lorsque cela arrive la quinzième fois, le plaisir n'est pas le même. Nicolas a donc naturellement commencé à chercher d'autres alternatives.

Après quelques essais infructueux, nous avons trouvé le jeu de l'échelle. Il se marre quand ses adversaires descendent le toboggan pour recommencer sur la case 1, par contre ce n'est pas rigolo quand cela lui arrive. Néanmoins, c'est un jeu qui se termine en moins d'un quart d'heure, tout comme le Uno ou d'autres jeux de cartes. Mais il fallait un jeu qui se joue sur au moins une heure.

Pour renforcer son envie de jouer un "jeu de grands", nous avons cherché dans ses intérêts spécifiques. Comme il adore les trains, nous lui avons donc acheté "Les aventures du rail". Mouais... bof ! Les règles sont compliquées, le jeu n'est pas très intuitif, et il n'y a qu'une seule gare suisse sur le plateau de jeu. Nicolas a néanmoins joué une bonne quinzaine de parties, mais il préfère jouer avec les wagons de train que de construire des lignes.

Un matin, lorsque Obélix était en train de raconter sa journée à Christelle, je me suis rappelé que j'ai un jeu d'échecs Astérix qui traine à la cave ou au galetas. Lorsque j'avais 20 ans, je me suis permis cette folie parce que j'ai été un fan de BD. Avec les déménagements puis les enfants, cette pépite a passé 25 ans dans un carton et est partie aux oubliettes avant que je l'installe sur notre table de cuisine.




Les Gaulois, amenés par le chef du village Abraracourcix et sa femme Bonnemine, affrontent les romains sous les ordres de Jules César et Cléopâtre. Astérix et Obélix, assis sur un sanglier, représentent les cavaliers gaulois. Ce sont des belles pièces en étain, Obélix à lui seul pèse plus de 100 grammes. Qui est gros ?



En voyant les figurines, Nicolas a tout de suite voulu apprendre à jouer aux échecs. C’est facile ! Les pions avancent d'une case sauf au début, s'ils veulent ils peuvent avancer de deux, mais ils mangent en diagonale. Les fous peuvent avancer ou reculer en diagonale, les tours en ligne droite, les cavaliers se déplacent en L (deux droit puis un perpendiculaire). Quant à la dame, elle est plus libre mais - contrairement aux cavaliers - ne peut pas traverser les autres. Quant au roi, c'est le plus important mais il ne peut bouger que d'une case. J'ai pour l'instant évité de parler du grand roc... Tout est donc clair ?

Pas vraiment ! Nicolas focalise sur chaque mot utilisé, et il analyse en détail chaque figurine. 

- Papa, tu dis que celui-là est un fou mais il n'en a pas l'air. 
- Obélix n'est pas un cavalier parce qu'il n'est pas sur un cheval mais sur un sanglier. On ne fait pas du cheval sur un sanglier. 
- Celui-ci ressemble à Einstein (c'est Assurancetourix).
- J'aime bien ce pion. Je vais l'appeler Jean-Bernard car il a la tête d'un Jean-Bernard.
- Celui-là (Agecanonix) est vieux, tu n'as pas le droit de le manger. 
- César n'était pas un roi mais un empereur.

Ca aurait été mieux d'avoir un jeu normal, avec des pions qui sont identiques et qui ne portent pas une lance dans leurs mains. Mais je fais avec les moyens du bord.

Au bout de quelques parties jouées, il a bien intégré les règles. Durant les premières parties, Nicolas s'est contenté de promener son roi dans l'attaque adverse pour voir du monde. Cette stratégie amène forcément des défaites. J'ai ensuite essayé de lui expliquer des ouvertures simples, de parler du système de points qui explique la valeur de chaque pièce (1 point pour le pion, 3 pour les cavaliers et les fous, 5 pour les tours et 9 pour la dame) mais il s'en fout. Nicolas préfère perdre la dame que son pote Obélix. 

Puis, j'ai commencé à lui suggérer des coups, à lui expliquer la raison de mes mouvements. Il est très réceptif durant le premier quart d'heure, un peu moins par la suite, plus du tout quand il fatigue. Il prend alors la tour (la maison d'Assurancetourix dans les arbres), analyse les détails (tu as vu, il y a une cheminée) puis la repose n'importe où sur le plateau de jeu. La triche ? Non, un baisse de capacités parce que la fatigue prend le dessus.

Son niveau de jeu progresse. Au bout d'une quinzaine de parties, il a failli obtenir son premier match nul sans que je lui suggère les mouvements. Si ça se trouve, lorsque vous lirez ces lignes, il aura gagné ses premières parties.

Le prochain pas sera de lui montrer des tutos sur internet car mes connaissances modestes des échecs sont gentiment épuisés.

Enfant autiste ou neuro-typique, je pense que chaque père est fier des progrès de son enfant. Je suis content qu'il apprenne à jouer à de nouveaux jeux, quelque chose qui lui fait plaisir, et qu'en plus il pourra faire lorsqu'il sera adulte.

Je constate que son cerveau fonctionne, il fonctionne même très bien. C'est un petit pied de nez à ceux qui, dix ans en arrière, ont voulu nous faire comprendre que Nicolas n'aura pas sa place avec les autres. Un geste qui ne sert à rien... sauf à me faire du bien. Ils sont échecs... et mat !

dimanche 17 mai 2026

Monsieur mémoire photographique

Certains m'ont demandé si j'avais arrêté d'écrire, si je n'avais plus envie de le faire, si le quotidien avec Nicolas n'avait plus grand chose à raconter.

La réponse est non. C'est vrai, les articles sont plus espacés que quelques années en arrière. C'est peut-être dû à un manque d'énergie de ma part (l'adolescence de mon fils puise quand même dans mes réserves). C'est également dû au fait que je pense qu'il y a des sujets plus intéressants que d'écrire d'essais de médicaments (on commence, on augmente, on suspend, on arrête puis on reprend), de préparation au changement scolaire dans trois mois, ou de discussions avec l'assurance invalidité qui prétend à nouveau que notre quotidien n'est pas si différent que celui d'autres parents.

Il y a tout de même un sujet qui me marque un peu plus chaque semaine, chaque jour : Nicolas a un sens de l'observation qui est impressionnant.

J'ai effectué une recherche Google "autistes sens". La machine me dit "Les personnes autistes perçoivent souvent leur environnement sensoriel de manière atypique. Leurs cinq sens (ouïe, vue, odorat, goût, toucher), mais aussi leurs sens internes (proprioception et vestibulaire), peuvent être exacerbés (hypersensibilité) ou au contraire sous-développés (hyposensibilité)."

Si Nicolas est incapable de regarder un être humain dans ses yeux, c'est que la masse d'informations reçues dans votre simple regard le dépasse : couleur et forme des yeux, taille des pupilles, forme des cils, regard bienveillant ou curieux, message non-verbal de votre regard... sans parler du fait que chaque contact social est compliqué et qu'il ne vous connaît probablement pas.

En revanche, il se rappelle exactement du dessin sur le premier wagon du train CFF qu'il a vu passer le 15 avril à la gare de Berne, alors que moi, j'ai juste aperçu qu'il y avait des animaux dessinés dessus. Nicolas se rappelle que le dragon décorant la façade de ce train avait des narines noires et des yeux jaunes. Coup de bol ?

Nous utilisons des petites figurines "Playmobil" comme renforçateur, Nicolas en reçoit un après des grands efforts fournis ou comme récompense ponctuelle. Il doit en avoir une centaine, voire plus, et il a donné un nom et un lieu de domicile à chaque figurine. Nicolas saura vous dire quelles figurines "habitent" à Lausanne ou en Valais, il sait aussi dire les couleurs des yeux de tout un chacun ou s'ils ont des tâches de rousseur ou une boucle d'oreille. Perso, je ne savais même pas que des playmobils cachaient de tels secrets... mais c'est vrai qu'ils n'ont plus un point noir qui fait office de yeux. Qui l'eût cru ?

Hier, on a un peu chamboulé les routines du week-end. Au lieu de jouer au Monopoly à 15h00, Nicolas a ressorti un vieux jeux qui appartenait à ses frères ainés : Les Monsieur Madame, le jeu.

Vous connaissez les Monsieur Madame ? Ce sont des petits livres pour apprendre aux enfants à identifier les émotions (Madame Bonheur, Monsieur Glouton, Monsieur Malpoli, Madame Colère...) puis pour initier les un-peu-plus-grands à la lecture. Chaque personnage a son propre petit livre d'une vingtaine de pages, avec des dessins d'une forme géométrique et couleur différente.

Comme les livres ont trouvé du succès, ils ont fait des dessins animés et d'autres produits dérivés, notamment "Le jeu".

Le but du jeu est de retrouver les personnages des "Monsieur Madame" sur le plateau de jeu :



J'ai compté, il y a 120 personnages sur les 4 cartons qui s'assemblent pour former le plateau de jeu. Vous ne pouvez pas les apprendre par coeur car les 4 cartons peuvent s'assembler de différentes façons, et chacun des 4 cartons est imprimé en recto-verso en présentant les mêmes dessins mais dans un ordre différent.

Pour commencer, vous tirez une carte, et tout le monde doit trouver le personnage qui apparaît partiellement ou en entier sur le plateau de jeu. Voici quelques cartes, juste pour expliquer à quoi s'attendre en jouant à ce jeu.



Ah oui, j'ai vu la fille avec le noeud dans les cheveux et la pelle dans la main. Détrompez-vous, il y en a quatre, mais une seule est assise. Le bonhomme rouge qui cligne des yeux? Il y en a cinq mais un seul a le nez oval.

Ce n'est pas évident ! 

Au bout de 30 secondes, je marque le premier point. La deuxième carte me revient aussi, tout comme la troisième. Je suis persuadé que je gagnerai haut la main. Nicolas n'aime pas perdre mais il ne veut plus qu'on le laisse gagner. Je lui laisse quand même le quatrième point parce qu'on était plus ou moins ex-aequo. C'est important de rester motivé !

Au bout d'environ deux minutes, Nicolas marque son deuxième point. Puis le troisième, quatrième... En fait, il a enregistré visuellement la position des 120 dessins. En moyenne, il met trois secondes à retrouver chaque personnage. Il retourne une carte, il réfléchit deux secondes, il pointe le dessin. Le bon dessin.

Au bout d'une demi-heure, il est fatigué et veut arrêter de jouer. On compte les points sur les cartes. Mon fils de 13 ans m'a battu 162:46. Le jeu est conseillé pour les 7-77 ans, c'est vrai que ça doit être marrant pour un adulte s'il a une chance de pouvoir gagner.

Nicolas dispose donc d'un sens visuel très développé. Ou d'une mémoire photographique. Une dizaine d'années en arrière, lorsque j'ai commencé à m'intéresser à l'autisme, notre pédopsychiatre nous a raconté que l'armée israélienne utilisait des personnes autistes pour analyser les images satellite. Il paraît que l'oeil d'un autiste pouvait mieux détecter les mouvements terrestres sur une photo aérienne qu'un ordinateur. Certes, c'était 10 ans en arrière, l'intelligence artificielle était dans ses premiers pas et l'armée en question était moins engagée. 

Même si je n'ai pas gardé de bons souvenirs de notre premier pédopsy, je n'ai plus aucun doute que son histoire est vraie après mon expérience "Monsieur Madame" d'hier.

162:46... vous vous imaginez? Jje l'ai de travers !!! Comme c'est bientôt 15 heures, l'heure du jeu de société le week-end, je vais prendre ma revanche !!!


samedi 7 février 2026

Visite au calme

Nous avons vu sur le programme mensuel de l'association Autisme Fribourg que samedi, le musée d'histoire naturelle de Fribourg proposait une "visite au calme" du musée. Illumination des salles uniforme, pas d'éléments bruyants, salle de repos à disposition, personnel sensibilisé. "Venez comme vous êtes !" et, en plus, l'entrée est libre.

Si Nicolas a dû visiter ce musée au moins cent fois lorsqu'il était petit, on ne pouvait à l'époque pas parler de "visite" mais plutôt de course d'obstacles car c'est un lieu très fréquenté par les parents de la région fribourgeoise, surtout durant la saison froide ou les week-ends pluvieux. Quant au "calme", le niveau de décibels est linéaire au nombre d'enfants qui fréquentent ce lieu.

Nous avons donc proposé à Nicolas la "visite au calme" du musée, et la réaction fut immédiate : "Non non non, je ne veux pas !" 

Il faut préciser que depuis une année ou deux, Nicolas a beaucoup de peine à quitter la maison en dehors de l'école ou des thérapies. La fatigue, la sur-stimulation et la peur d'être stigmatisé (on voit à son comportement qu'il est différent) le font rester à la maison.

Quelques heures plus tard, fiston a commencé à montrer de l'intérêt en posant des questions sur le déroulement. Il suffisait d'ajouter quelques "goodies" comme le voyage en train et le repas de midi dans le fast food préféré pour qu'il accepte cette sortie - sous réserve d'une fatigue excessive le samedi matin.

Vendredi soir, Nicolas avait déjà noté les heures de train, quelle ligne de bus il fallait prendre et même le menu au Burger King à 11h30 (avant qu'il y ait trop de monde) - sous réserve bien sûr de se déplacer. La tension était aussi élevée que celle d'un skieur professionnel au départ de la descente olympique.

Le grand jour, au lever, tout allait bien, Nicolas était heureux de partir. Quelques minutes plus tard, une vague de fatigue (ou plutôt un vent de panique) le surprend, il ne voulait plus y aller. Puis oui, puis non... 

Comme les grands politiques, nous avons commencé à négocier avec lui - avec la différence tout de même de ne pas pouvoir attendre des mois avant d'obtenir un résultat. Nicolas prenait le rôle de Mr. President (à la fin c'est lui qui décide). Mon épouse et moi, en espérant faire une première sortie commune depuis longtemps, étions prêts à concéder encore bien plus que le train et le restaurant... un arrêt au shop du musée par exemple.

Résultat obtenu en même pas quinze minutes : On y va ! Nicolas et papa en train et bus, maman nous suivait en voiture pour disposer d'un endroit connu s'il y avait un moment de panique. En effet, en cas de crise, nous n'aurions pas pu calmer Nicolas dans un musée, un train ou dans la rue. Un endroit connu est indispensable.

On prépare donc un sac avec ses pamirs, deux-trois fidgets, un snack, une boisson, une réserve de CBD, le bonnet... prêts pour une expédition à huit pendant trois jours.

Nous parlons bien d'une sortie en famille partielle : Les deux premiers qui vivent leur vie, les parents qui doivent se séparer pour le trajet afin d'avoir une "roue de secours", puis Nicolas qui veut visiter le musée tout seul. "Je suis grand, et je connais l'endroit, vous n'avez pas besoin de m'accompagner." En effet, Monsieur Je-sais-tout se rappelle encore parfaitement des lieux alors qu'il n'y a plus mis les pieds depuis l'âge de cinq ou six ans.

En route pour la cafétéria : ah non, il n'y en a pas.

On visite donc les cailloux millénaires et les animaux empaillés, on discute avec le peu d'autres gens qui ont profité de cette occasion rare de visiter le musée au calme. 

11h20 : Nicolas veut partir car il faut 10 minutes pour aller au restaurant. Veste, toilettes, bus... commande passée à 11h36 - catastrophe ! Heureusement que Nicolas ne peut pas imposer des taxes douanières !

Nourriture reçue à 11h52 - je ne comprends pas le "fast"... ni le "food" d'ailleurs.
12h08 - machine à glace en panne, pas de desserts. D'autres auraient envoyé des portes-avions dans ce pays...
12h23 : départ, il ne restent que neuf minutes avant le départ du train. Le quai se trouve à 1 minute, mais le dictateur a décidé de prendre encore tous les ascenseurs qui amènent sur les quai 1, quai 2-3 et quai 4-5. On court à notre train qui, lui, est à l'heure.

Dans le train, Monsieur décide qu'il est trop fatigué et qu'il n'arrivera pas à marcher jusqu'à la maison. C'est vrai, notre maison se trouve à quinze minutes de marche de la gare, pas de bus dans notre quartier. J'appelle donc notre "roue de secours" - c'est quand même sa mère et en plus mon épouse, qui vient nous chercher à la gare. Hélas, le train était plus rapide que la voiture en sortant de la ville un samedi matin, et le Monarque a dû attendre quatre minutes à la gare avant que sa limousine arrive.

A la maison, il décompense. Le train, le bus, le musée, le bus, le restaurant, le train puis la voiture, c'était trop pour lui. Il s'écroule, il se met en pyjama, il se cache dans sa chambre, les stores fermés. Le voilà, enfin, le calme. 

Une heure plus tard, Nicolas a récupéré. A ce niveau, il a fait des grands progrès car, quelques mois en arrière, il aurait encore été incapable de se remettre aussi facilement. Il a même su dire qu'il a apprécié la sortie.

Il a néanmoins préféré ne pas jouer au Monopoly, exceptionnellement.

Bravo aux initiants et organisateurs de cette "visite au calme". Ce n'était pas calme pour nous, mais c'était une visite, l'occasion de sortir. Lors de la prochaine sortie organisée, on aura des arguments pour faire sortir Nicolas.